lundi 5 décembre 2016

Sur le Fil


Encore une inspiration d'après une oeuvre de mon Ami Djiazzz, "Katana". (et la belle énergie de Lights d'Archive, pour le fond sonore) 

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Elle couvre cette peau tant détestée.
Elle recouvre son corps
Ces cicatrices anciennes, ces sillons dans sa chair comme autant de blessures, tant de stigmates et de sutures
Elle le cache elle le dissimule, elle ne veut pas qu’on voie, jamais... Jamais et plus personne.

Elle marche en équilibre au-devant de la vie sur ce sol instable, chaque pas est une épreuve, chaque pas lui demande un effort pour continuer à exister, à se battre encore.

Je suis une guerrière aux cheveux de feu, une femme - dragon, une fille armée jusqu’aux dents, armée pour la vie, toujours au combat jusqu’à la mort. Je marche au-devant de la vie vers l’inexorable, l’obscurité, le néant.

Si elle s’écoutait, elle le ferait recouvrir entièrement, pour que plus aucun grain de peau n’apparaisse… pour que tout cela disparaisse.

Pour qu’aucun regard n’y soit posé.
Pour que les seuls regards autorisés soient ceux du jugement, de ceux qui ne savent pas.


… Mais tout cela c’était autrefois.

Il a bousculé chacune de ses convictions, il s’est mis à nu ou presque.
Une histoire d’été, de chaleur écrasante, d’ombre absente, de gouttes d’eau peut-être.
Elle a posé ses yeux sur lui, un regard de respect et de confiance, comme cela n’était plus arrivé depuis si longtemps. Elle ne savait pas qu’on pouvait. Mourir et revivre à nouveau.

Il lui a fait baisser sa garde, il a posé son regard attentif, aux couleurs des lacs de montagne, sur sa personne toute entière, sans juger, sans vouloir savoir peut-être. Il y a vu les cicatrices, les ancrées, les profondes, les visibles et les invisibles. Il a vu les dessins, les douleurs, les couleurs, les motifs encrés.

C’est cette vision d’elle qu’il souhaite.
S’il la convainc de marcher nue comme ça devant lui, d’avoir cette vision apocalyptique qui lui fera tant de bien, à elle, s’il l'emmène… même si ce n’est qu’une image.

Il faut un glaive, il faut une arme, il faut qu’elle se dresse face à la nuit, face au fatidique.
L’arme ne sert à rien, c’est elle la plus belle arme, son corps tatoué aux cinq éléments, prestigieux atours qui ornent sa peau, son corps est magnifique ainsi encré, il faut lui dire qu’elle est unique, une oeuvre d’art vivante et frémissante, il faut que son regard à lui soit ce qui guérit, ce qui frôle, ce qui apaise, il faut que son regard à elle accepte de se défaire des armures, lui faire savoir qu’on peut se battre ainsi, créer et écrire dans la nudité de l’âme, dans le vulnérable, dans le splendide.


Djiazzz © "Katana", détails, Tous droits réservés.

Djiazzz © "Katana", Tous droits réservés. 



jeudi 6 octobre 2016

Je vois des anges

Un autre texte de la série "Superpositions" où mes mots enlacent une oeuvre graphique, un poème, appellent une inspiration ancienne... Ici le Mythe des Parques dans la mythologie grecque. 

D'après "Oeil" , oeuvre de mon Ami Djiazzz et le poème "A deux sœurs", de Victor Hugo.


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D’abord, il y eut le silence. Silence fracassant d’après la chute, cette immense plongée vers le néant, je n’ai pas mal ou, si c’est le cas, je ne sens rien. Il y a le fracas de la moto contre les branches, ce tronc que je n’ai pas vu venir, un saut dans l’inconnu, l’inconscience délibérée quand on est si jeune.

Je dois être mort, c’est ça.
Je ne bouge pas. Je ne peux pas bouger. Rien ne bouge.

Puis la nuit la plus noire qu’il m’ait jamais été permis de... vivre.
Un éclair. Ebloui. Mes cils qui cherchent une issue, frêle battement désespéré pour tenter de percevoir la lumière.

J’entends vos voix. Je vous vois.
Je te vois. Es-tu réelle, es-tu le fruit de mon imagination débordante, des courbes généreuses de femme, des jambes interminables et voici la Mort qui s’avance, mais cela ne peut pas être ainsi, pas comme ça…, en même temps tout est si calme, si apaisé.
Je vois des ailes sublimes aux arabesques précieuses et moirées, qui encadrent cet être en apparence si imposant, si transparent, c’est un papillon de nuit, un papillon de vie. Des gestes au ralenti.

L’image est floue. Indistincte et éthérée.

Puis ce regard. Vert pâle, un œil de chat, presque mon reflet, la couleur de mes yeux dans ceux d’une inconnue. C’est toi et moi conjugués, à l’unisson, des pupilles grandes ouvertes sur moi, à scruter le moindre de mes tremblements. Dans ce regard on peut y voir l’infini, la terre entière, la lune, le temps, l'univers, l’éternité.
Toutes les femmes de ma Vie en Une. Elles ont tous les pouvoirs, celui de tisser le fil, de le dérouler… et de le couper aussi.
Je ne veux pas mourir.

Je suis l’Ame
Je suis l’Art
J’ai eu tant de premières fois.
J’ai tant de choses à vivre encore.

Vous me parlez.
Je ne peux pas vous répondre de ma voix, mais je peux communiquer autrement.
Ce n’est pas un effort, ce sont mes pensées qui franchissent le seuil de mes lèvres et qui expriment cette question essentielle.
Vous me dites que je ne vais pas mourir, que ce n’est pas le moment.
Vous dites que ce temps viendra et que vous serez là.
Vous m’enveloppez de votre amour et de quelque chose d’autre, je ne sais pas ce que c’est, une sorte de transmission peut-être, ce doigt posé sur les lèvres dont on vous affuble... c’était donc ça !

Je suis en vie. Je vais vivre. Je vais continuer à vivre.
Mais dans quel état ? Je ne sais pas. Après tout, s’il y a quelques dégâts sur le chemin, c'est juste qu'il y avait une leçon à apprendre.
Je n’ai pas peur. Je n’aurai plus jamais peur.

Djiazzz ©, "Oeil", Tous droits réservés




À DEUX SOEURS

Belles, vous passez, pures toutes deux ; 
Que vous fait ce monde ingrat et hideux? 
Vous êtes deux sœurs, vous êtes deux vierges; 
Comme sur l'autel s'allument les cierges, 
Vos âmes ont mis leur flamme à vos fronts ; 
Belles, je voudrais voir sur vos bras ronds, 
Sur votre poitrine et sur votre hanche, 
S'entrouvrir les plis de la gaze blanche; 
Belles, je voudrais voir votre sein nu, 
Votre pied charmant, pudique, ingénu, 
Et je voudrais voir vos épaules, belles, 
Pour chercher la place où furent les ailes.



(Victor Hugo, 1873)

mercredi 28 septembre 2016

Un rendez-vous

Il y a bien longtemps que j'avais envie d'écrire "sur" une image, comme un exercice d'équilibriste mêlant des consignes et une totale liberté. C'est chose faite avec "Un rendez-vous", d'après une illustration de mon Ami Djiazzz.

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Elle m’a invité pour le thé. C’est la première fois que je me rends chez elle, et je me fais déjà tout un cinéma. C’est l’automne et je me dis que sa terrasse, dont elle m’a parlé plusieurs fois, doit être jonchée de ces belles feuilles dorées, rouges et jaunes si caractéristiques. Nous y sommes. C’est la fin de l’été que j’aime tant, et ce changement de saison, je le sais, va encore avoir un effet dévastateur sur moi, entre cynisme, autarcie, et découragement.
Mais elle m’a invité.

Pour l’instant, je ne peux qu’imaginer le lieu.

Elle m’attendrait là, avant l’orage qui gronde au loin. Le ciel est déjà gris et il ne faudra pas trop tarder. Un très joli service à thé nous attendrait, aussi délicat que doivent l’être ses mains fines et pâles. Elle serait là, au soleil qui lutte, abritée sous son ombrelle pour préserver sa peau diaphane et ses cheveux de feu, j’imagine le vent soufflant timidement, puis avec plus d’audace, le long de ses jambes, gainées avec fantaisie de chaussettes hautes, qui lui arrivent à mi-cuisse, recouvertes de bottes intrigantes ; le vent débutant soulève sa robe et laisse entrevoir un petit bout de sa peau. Et la dentelle qui en dépasse … Elle doit frissonner de toutes ces sensations sans oser trop se l’avouer.

Elle se serait maquillée, sans doute un peu trop, sa bouche carmin, un collier ras-de-cou ensorcelant, ses yeux déjà magnifiques soulignés de noir, aux ombres un rien trop prononcées pour que ce soit... pour que ce soit quoi ? Intrigant ? Séduisant ? non... elle se préserve sans doute, tout ce fard n’est qu’une protection mais pourquoi... pour qui ?

Pour moi ? Suis-je si... intimidant qu’elle a besoin d’une carapace ?

J’imagine chez elle, un lieu soigneusement aménagé, décoré à son image ou celle qu’elle veut montrer, peut-être un rien trop parfaite ; un gramophone, objet saugrenu venu d’un autre temps, non seulement décore, mais diffuse une musique des années 40 ; et c’est ainsi que je me dis que, peut-être qu’elle connait Rina Ketty, qu’elle doit fredonner avec malice.

J'attendrai
Le jour et la nuit, j'attendrai toujours
Ton retour
J'attendrai
Car l'oiseau qui s'enfuit vient chercher l'oubli
Dans son nid
Le temps passe et court
En battant tristement
Dans mon cœur si lourd
Et pourtant, j'attendrai Ton retour”

Mais si elle connait, c’est vraiment que nos chemins se sont rapprochés pour ne plus s’éloigner !


Les oiseaux que le vent désoriente, tournent dans le ciel. Je les entends, je les vois, je m’approche, je reconnais les lieux qu’elle m’a décrit. Je me prends à rêver, monter dans sa tour, la conquérir elle aussi, me hisser à ses côtés et puis, peut-être...

Quand soudain... la réalité m’envahit. Me rattrape, m’enveloppe et me rappelle à elle. Une grosse goutte de pluie vient de s’écraser sur mon jean, sur mes genoux. Je ne lui ai pas dit. Pour moi, pour l’homme assis que je suis devenu depuis tant d’années maintenant, je ne lui ai rien dit. Andouille. Stupide. Je me déteste l’espace d’un instant, et à la fois, cela me fait rire tant l’incongruité de la situation se dessine sous mes yeux.

Donc elle m’attend sur ce toit terrasse inaccessible, et moi je suis tout en bas, sans moyen de la rejoindre. Le Prince Charmant en prend pour son grade. Et il pleut. L’eau ruisselle et elle a du rentrer, tant pis pour le thé.

J’ai l’impression que le temps s’arrête, suspendu, figé, et puis… mon téléphone sonne. C’est elle.

« Je suis en bas… » je m’entends lui répondre d’une drôle de voix, inhabituelle.
« J’arrive » me dit-elle.


 A t - elle compris, est-ce que c’est moi qui me l’imagine ? Le temps que mille questions me traversent l’esprit, elle est devant moi, ni surprise, ni gênée, du moins rien ne transparaît -et je suis très fort pour le lire. Elle a ces mots qui apaisent tout, qui abolissent l’instant.

-  Ça te dirait, qu’on aille se balader sous la pluie ?


Il pleut des gouttes de thé, il pleut des envies, il pleut des regards et des sourires. Des gouttes de joie.

Illust. by Djiazzz© , tous droits réservés
Illust by Djiazzz© , tous droits réservés

Le travail de mon Ami Djiazzz se trouve ici : https://www.facebook.com/Djiazzz
L'illustration sonore est ici : Rina Ketty, "J'attendrai"


mercredi 20 juillet 2016

De la résilience

Faire le vide est essentiel pour moi et ce, qu'il soit dedans ou dehors.
Mais s'il y a bien quelque chose qui ne disparaîtra jamais, chez moi, en moi, c'est l'écriture.
Ainsi je garde soigneusement des mots, des lettres, des mails par centaines, voire même par milliers si je pense à la fidèle correspondance avec un Ours des Pyrénées depuis toutes ces années.

L'été qui est là, comme chaque été depuis maintenant quatre ans, m'est sensible, difficile. Mais cela, je ne l'ai pas compris tout de suite.

Il a fallu que je retourne à la lecture d'un message, écrit à un Ami un soir de 29 septembre 2012.

Un message où j'étais dans l'action, la dynamique, pas la moindre évocation de tristesse ou d'épuisement, pas le temps, pas prioritaire, on verra plus tard. Une montagne de choses à faire, à vivre, pour vivre, des êtres chers à accompagner sur le chemin du deuil, de la compassion, pas de place pour...

Cet été-là, j'avais repris les trajets vers le CHU, un temps en suspens après la greffe, j'avais retrouvé les quais de l'Isère, les allers-retours incessants, la peur, la lutte contre un cytomégalovirus, tenir tête, cheval de guerre dans la permanence, sur le qui-vive, toujours.
Pas une seconde de répit pour... souffler, dire stop, se poser.. non... pas le temps.

Se mettre bel et bien entre parenthèses.


Il fallut bien se rendre à l'évidence. On ne s'habitue pas à la solitude, on ne s'habitue pas aux nuits, on fait juste semblant.
On ne refait pas sa vie..., on continue seulement.



On tente de se réapproprier des choses, le goût de la liberté, le plaisir des draps fraîchement changés .. mais chaque matin, il n'y a toujours qu'un bol de café sur la table.
On se rattache éperdument aux êtres qui restent, on crée des priorités, des automatismes pour donner le change.. on tient bon.. vaillamment.. jusqu'au jour où toute cette carapace se fissure.. où chaque envie devient une timidité, une hésitation, puis une velléité..

où les amis en couple te rappellent ce temps qui n'existe plus.. où le bonheur affiché, évident te saute aux yeux...

Et tout cela comme un fil tisse peu à peu une solitude renforcée, la peur des mains tendues, la peur d'aimer encore, l'effroi de perdre, encore.

Toutes ces choses auxquelles on renonce. Un concert, un ciné, des projets, l'envie de se faire belle, jusqu'à ne plus avoir envie de croiser son reflet au détour d'un miroir, qui suis-je que reste-t-il de moi maintenant que tu n'es plus là ? A quoi puis-je me rattacher si ce n'est aux images, désuettes et désormais si rares depuis qu'elles m'ont été soustraites en août dernier ?

Non seulement se relever est difficile mais le peu qu'il restait a disparu... J'ai bien essayé de voir cela comme une manière de passer à autre chose mais quand c'est tout un pan de ta vie qui est volé...

Alors peut-être, puisqu'il n'y a plus rien... le secret serait de revenir à l'amour de soi.. à l'amour des siens... à l'essentiel.. se dire.. mesurer le chemin parcouru, des premiers jours où il fallut lutter et survivre, autrefois, se rappeler les obstacles franchis, les chansons sur la route,  se souvenir des belles choses.. 



Ce qui reste.
Ceux qui restent.
Poursuivre, inlassablement, l'oeuvre, répandre l'amour, la joie, les sourires, et s'en nourrir, encore.






Illustration sonore : Gaétan Roussel, Les belles choses
Illustrations visuelles : Damien Saez, Le Manifeste


samedi 27 février 2016

les mots pour le dire

Je termine la lecture d'un article du journal "la Dépêche", qui raconte comment une association locale met en place des actions visant à emmener des personnes handicapées en balade.
Jusque là, rien de bien original, cela se fait dans maintes et maintes contrées sans qu'il soit besoin d'en faire un article, mais la rédaction et la formulation m'ont littéralement fait bondir.

Déjà, le titre.
"emmener un handicapé en randonnée"..
Remplaçons le mot "handicapé" par "colis", et on peut tout aussi bien l'emmener en randonnée.

Un handicapé.
On ne parle plus d'une personne, on parle d'une dépersonnalisation, le handicap devient un moins que rien sous la forme d' "un handicapé". Ce n'est ni un homme, ni une femme.
Plus anonyme, ce n'est pas possible...

S'en suit une accumulation de clichés tous plus consternants les uns que les autres, "cette formidable aventure humaine" , les "personnes affectées par un handicap".

Puis un flot déversé de bons sentiments : des "volontaires valides" , des "valides apportant un soutien physique", "des participants handicapés qui, par leur force morale constituent un exemple".

N'oublions pas "le dépassement de soi" et "la notion d'exemple", et on a fait le tour, au travers de ces quelques lignes, de la quintessence de l'angélisme et du misérabilisme.

"Un handicapé" doit donc être affecté par ce qui lui arrive, il doit être fort moralement, il doit constituer un exemple pour ses pairs, accepter de se dépasser, de "participer", transgresser tout son être donc, d'être reconnaissant, et ce afin de s'intégrer dans la communauté de ces merveilleux "valides" (et encore une distinction valide/handicapé sur la base du validisme) qui sont si dévoués à cette merveilleuse aventure humaine qui est "d'emmener un handicapé en randonnée".

Si j'étais taquine, je dirais, une fois qu'on l'a emmené... on l'abandonne sur place ? 
C'est pour manger tout de suite ou à emporter ?

Il est extrêmement malaisé de définir une personne de par une simple caractéristique. le handicap, la validité, la couleur de peau, l'orientation sexuelle, religieuse.. De la réduire à sa plus simple expression.

Un catholique. Une blonde. Un épileptique. Un paraplégique. Mais encore ?
Quant à cette définition.. comment ne pas évoquer la "situation de handicap" si chère à notre administration française ? Qu'est-ce qu'une situation ? cela renvoie à un état éphémère (les personnes atteintes durablement dans leur chair apprécieront).
Etre réduit à un sigle.. "P.M.R"... un mot qui foule au pieds tout ce que tu peux être autrement, tout ce que tu as construit dans ta vie, que ce soit humainement, professionnellement, tout.

Me revient en mémoire cet excellent commentaire d'un lecteur du magazine Faire Face, il y a quelques années (n°586)  qui faisait écho de sa dénomination par tout un ensemble d'organismes ou institutions : 

"Pour la Sécurité Sociale, je suis un invalide ; pour les services fiscaux, je suis un infirme ; pour les assurances, un inapte au travail ; Pour l'URSSAF, un employeur d'aide à domicile ; Pour les services préfectoraux, un GIC ou un GIG (grand invalide civil, ou grand invalide de guerre) , pour les militaires en guerre, un dommage collatéral; pour les sociologues, une CSP Floue (CSP : catégorie socioprofessionnelle) ; pour les rédacteurs de guides touristiques, une PMR (personne à mobilité réduite) ; pour les associations, un handicapé ou un paralysé ; pour le corps médical, un syndrome évolutif ou non évolutif." 

Alors que dire ? comment dire pour que chacun trouve sa place sans se sentir exclu ?

Pendant ce temps, des personnes tentent de vivre le plus naturellement du monde, sans transgression, assumant leur part de vulnérabilité, leurs douleurs, leur part de fragilité, leurs difficultés, sans chercher un quelconque dépassement de soi ou une surenchère ; elles tentent d'être tout simplement sans aucune distinction de critère.